Ce que je n’ai jamais osé te dire – Atelier d’écriture

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Les non-dits : ces phrases qu’on garde pour soi trop longtemps

Les non-dits s’installent souvent sans bruit. Ils arrivent comme ça, un jour banal, entre deux phrases qu’on n’a pas terminées. Tu voulais dire quelque chose, puis tu as pensé ce n’est pas le moment. Alors tu as rangé les mots quelque part, en te disant que tu les ressortirais plus tard. Sauf que plus tard devient flou. Et pourtant, ces phrases-là continuent de tourner dans la tête.

Peut-être que tu aurais aimé écrire à quelqu’un que tu aimes. Ou lui dire ce que tu ressens vraiment, sans détour, sans filtre. Mais voilà : entre la peur de déranger, l’envie de bien faire et l’habitude de se taire, les mots restent coincés. Alors tu fais comme si de rien n’était. Pourtant, au fond, tu sais très bien qu’ils sont là.

C’est souvent à ce moment-là que l’écriture personnelle devient une alliée précieuse. Non pas pour régler quoi que ce soit, mais pour déposer ce qui pèse. Écrire ses émotions, poser une lettre intime qui ne sera peut-être jamais envoyée, juste pour voir ce que ça fait. Pas besoin d’être écrivain. Pas besoin d’écrire “bien”. Il suffit d’oser commencer. Et justement, cet atelier d’écriture est là pour ça : te donner un espace simple, gratuit, sans pression, pour écrire ce que tu n’as jamais osé dire.

Les non-dits : quand le silence prend toute la place

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2 Commentaires

  1. il y a une chose que je n’ai jamais osé te dire. Je n’ai jamais su si tu m’aimais. Ta main sur mon corps pour la première fois. Ton silence, ton absence de sourire. et ce « non » venant de tes lèvres qui ne m’avaient pas embrassées. Ce non qui résonne encore dans ma tête comme un couperet qui tombe. Alors pourquoi tu as dit oui quand j’ai pleuré en te disant que je t’aimais. Pourquoi ce mariage organisé par les deux familles, quelques amis, et ton verdict de toujours « tu fais ce que tu veux » et là, étonnamment un sourire. Tu ne parlais pas, tu ne partageais pas. Tu refusais toute activité avec moi, pas de resto, pas de cinéma, pas de voyage. J’avais vingt et un ans et le désir de vivre. Et tu croyais me rendre heureuse dans cette fausse liberté. Tu ne voulais pas que je travaille, mais l’absence d’enfant, la solitude, m’as-tu comprise un jour ? Je m’étais mariée pour vivre à deux, pour m’embraser de petites folies qu’une jeune fille cherche en rêvant. M’as-tu aimée vraiment ? Tu avais assez de morale pour ne pas me tromper, pour rester avec moi, pour supporter ces petites folies que je m’octroyais après avoir tant étouffé dans ce qu’il me semblait être de l’indifférence. Cela a duré neuf années, neuf années d’incompréhension, et je suis partie en me demandant toujours si tu m’avais aimée. J’ai brûlé nos photos et ma robe de mariée presque cinquante ans après notre divorce, et la fumée était aussi impénétrable que ton silence et ton absence de mots d’amour.

    Réponse
    • Jacqueline, merci pour ce témoignage.
      Votre récit m’a beaucoup ému car il touche à quelque chose de très commun et pourtant de très intime : ce silence qui s’installe et qui finit par définir toute une vie.
      L’image de la fumée, cinquante ans après, montre à quel point ces non-dits restent présents tant qu’ils ne sont pas nommés. C’est précisément l’objectif de cet atelier : poser des mots pour ne plus porter seule ces questions restées sans réponse.
      Si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à tirer encore sur ce fil, à aller plus loin dans ce que vous avez ressenti. C’est un chemin salvateur et vous avez déjà fait le plus dur en commençant à écrire.

      Bien à vous,
      Cristof

      Réponse

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Eh bien… moi ! Christophe GRÉGOIRE, rédacteur web SEO, écrivain public, auteur de nouvelles littéraires publiées (oui oui, farfelues parfois, émouvantes souvent, mais toujours bien écrites), et ancien webmaster reconverti dans le monde merveilleux des mots.

J’ai longtemps jonglé entre balises HTML et récits de fiction, entre lignes de code et lignes de texte. Résultat ? Aujourd’hui, je mets ma plume au service des autres — que ce soit pour rédiger un article optimisé, vous aider à écrire une lettre qui vous ressemble, ou simplement vous débloquer face à la page blanche.

Ah, et le site sur lequel vous êtes en ce moment, de la structure à la dernière virgule, c’est moi qui l’ai fait. Oui, tout seul, avec mes petites mains et mon petit cerveau de passionné, parce que quand on aime vraiment écrire (et un peu bidouiller), on finit par tout faire soi-même.

Cela dit… les lignes de code PHP, Javascript ou CSS, c’est derrière moi. Aujourd’hui, je n’ai plus un seul cheveu à m’arracher, alors j’évite. Mais je peux encore dépanner un ami, ou filer un coup de main pour un petit site simple, quand le besoin est là… et que le café est excellent.

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