Atelier d’écriture : j’ai disparu pendant mes congés

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Revenir de vacances… et disparaître : un atelier d’écriture absurde

Tu rentres de congés, encore un peu sablé entre les orteils. Tu pousses la porte de ton entreprise, confiant. T’as même un petit sourire satisfait, genre : “Regardez-moi ce teint doré et ce niveau de détente.” Mais… silence. Pas de “bon retour !”, pas de “t’as bonne mine !”, même pas un gobelet de café tiède pour t’accueillir. En fait, il n’y a rien. Ou plutôt : il n’y a personne qui te reconnaît.

Tu t’approches de ton bureau : il est vide. Très vide. À tel point que ton nom a carrément disparu de l’étiquette. Et quand tu montres ta carte d’accès ? On t’annonce poliment que tu es “visiteur”. Bref : tu as disparu pendant tes congés. Littéralement. Tu n’existes plus.

Et là, devine quoi ? Tu tiens un point de départ génial pour un atelier d’écriture drôle et absurde.

Parce que oui, aujourd’hui, je te propose un atelier d’écriture spontané où tu vas pouvoir t’amuser à imaginer ce scénario improbable. Pas besoin d’être écrivain, pas besoin de poser une RTT pour écrire. Il te faut juste un peu d’imagination, un brin de mauvaise foi, et beaucoup de plaisir à tordre la réalité.

Tu prends un café ? On commence.

L’atelier du jour : « J’ai disparu pendant mes congés »

L’idée, tu l’as déjà en tête. Tu rentres au boulot, tranquille, détendu… et bim : personne ne sait qui tu es. Tu es devenu un mystère, un bug RH, une ligne vide dans le tableau Excel des effectifs. Pire : tu n’apparais plus dans les mails. Tu es un fantôme corporate. Et pourtant, tu as les souvenirs, les anciens badges, peut-être même une photo de la dernière galette des rois avec ton nom dessus. Rien n’y fait. Tu n’existes plus.

C’est à partir de là que tu vas inventer ton propre scénario de disparition administrative. Tu es libre d’imaginer pourquoi et comment tout ça est arrivé. Peut-être que l’entreprise a été rachetée par une secte. Ou qu’on t’a remplacé par un robot qui a ton prénom mais pas ton humour. Ou alors, ton service a été dissous par décret pendant ton absence. Vas-y. Lâche-toi.

L’objectif, ici, c’est de jouer avec l’absurde, de pousser le ridicule jusqu’à ce qu’il craque, et surtout de t’amuser à écrire. Tu peux partir sur un récit très court ou une mini-nouvelle de quelques pages. Pas de juge, pas de note. Juste toi, ton imagination, et une bonne raison de faire travailler ton stylo (ou ton clavier).

Pourquoi cet atelier d’écriture spontané est un bon exercice

Tu pourrais te dire : “Mais pourquoi j’écrirais cette histoire chelou ?” Bonne question. Et voici quelques bonnes réponses :

  • Parce que c’est drôle. Et franchement, on a tous besoin de rire un peu, surtout en écrivant.

  • Parce que c’est libérateur. Tu vas pouvoir balancer tout ce que tu penses de ton entreprise, de façon détournée, sans risquer la mise à pied.

  • Parce que c’est un super exercice d’écriture ludique, parfait pour sortir du cadre, sans pression.

  • Parce que tu travailles ta capacité à inventer une situation, un conflit, un retournement. En gros, tu muscles ton imagination sans souffrir.

Et surtout : tu peux le faire en une heure. Pas besoin de dégager un week-end. Juste 60 minutes où tu t’autorises à aller n’importe où, pourvu que ce soit inventif, absurde ou carrément surréaliste.

Et si tu ne sais pas par où commencer…

Pas de panique. Tu veux écrire, mais tu te retrouves devant la page blanche avec un air de poisson rouge. C’est normal. Voici donc une série de questions absurdes mais utiles, conçues pour titiller ton cerveau :

Questions bizarres pour débloquer ton imagination :

  • Qu’est-ce qui a changé pendant ton absence ? Le nom de l’entreprise ? La langue parlée ? Les humains ?

  • Qui occupe ton poste maintenant ? Un stagiaire de 12 ans ? Une intelligence artificielle RH ? Un cactus en CDD ?

  • Et si tu étais le seul à te souvenir de ton ancien boulot ? Est-ce toi qui es fou ? Ou les autres ?

  • As-tu été effacé volontairement ? Une vengeance ? Une erreur ? Un algorithme trop zélé ?

  • Et si cette disparition était… une chance ? Tu peux repartir à zéro. Créer une nouvelle identité. Ouvrir une fromagerie. Tout est possible.

Ces questions ne sont pas des obligations, bien sûr. Mais elles peuvent t’aider à démarrer ton atelier d’écriture drôle et absurde, sans te sentir perdu.

Une structure simple pour une histoire bien construite

Pas besoin de t’appeler Victor Hugo pour construire un texte qui tient debout. Même si tu écris un truc complètement absurde, une petite ossature narrative, ça aide. Et surtout, ça te permet de ne pas partir dans tous les sens comme une réunion sans ordre du jour.

Voici donc une structure toute simple, que tu peux suivre ou détourner à ta guise :

1. Introduction : la routine, juste avant la claque

Tu arrives au travail. Tout semble normal. T’as peut-être même acheté des croissants. Mais très vite, un détail cloche. Un badge qui ne fonctionne plus. Un regard vide d’un collègue. Un bureau qui n’est plus le tien.

👉 Conseil : plante le décor rapidement. Garde quelques détails réalistes pour mieux faire ressortir l’absurde.

2. Conflit : le bug dans la matrice

Tu n’existes plus. Tu essaies de comprendre. Tu poses des questions. Tu montres ta photo dans le trombinoscope de l’an dernier. Et pourtant, tout le monde est formel : jamais vu, jamais entendu parler.

👉 C’est le moment de faire monter la tension… ou le ridicule. Peut-être qu’on t’accuse d’imposture. Ou qu’on te propose une place en crèche.

3. Rebondissement : l’enquête, la révélation, le glissement

Tu cherches des explications. Tu interroges la machine à café. Tu fouilles les mails, les archives, les badges. Tu découvres que ton service n’existe plus, que tu as été remplacé… ou que tu travailles ailleurs depuis 3 ans sans le savoir.

👉 Ce twist, c’est ton terrain de jeu. Plus c’est absurde, plus c’est savoureux. C’est là que ton atelier d’écriture ludique prend tout son sens.

4. Chute : fin ouverte, ironique ou carrément surréaliste

Tu finis par… quoi ? Être embauché à nouveau ? Être enfermé ? Accepter ta disparition et partir élever des chèvres ? À toi de choisir. Ce moment de bascule est la cerise sur le gâteau.

👉 Garde une phrase qui claque (mais pas trop). Une dernière pirouette qui résume l’esprit de ton histoire.

Besoin d’inspiration ? Voici un exemple loufoque

Exemple : Poste vacant

J’ai franchi les portes automatiques avec le sourire du mec bronzé qui revient de trois semaines sans badge ni réunions. Je me sentais léger, presque flou. Le genre de flou qui vient quand on a dormi sans réveil et mangé sans horaires.

Sauf que le flou, ce n’était pas que dans ma tête.

Mon bureau n’était plus là.

Pas déplacé. Pas attribué à quelqu’un d’autre. Non : absent. Un vide de 1m² entre deux armoires. À sa place : un ficus, plutôt bien arrosé. Je me suis retourné, un peu hébété. Personne ne levait les yeux. J’ai tenté un “Bonjour !” chaleureux. Une collègue a répondu “Bonjour, vous cherchez quelqu’un ?”
J’ai dit : “Oui. Moi.”

Elle a ri. Gentiment. Comme on rit à un type un peu lent qui essaie d’être drôle.

Je me suis tourné vers la borne d’accueil, où une nouvelle recrue que je ne connaissais pas pianotait sur un clavier. J’ai montré mon badge. Elle l’a scanné. L’écran a affiché :
“Identité introuvable. Visiteur temporaire.”

Là, j’ai commencé à me sentir vaguement concerné.

Je suis allé aux ressources humaines. Porte close. Une affiche indiquait : “Le service RH est désormais géré par une plateforme de méditation connectée.”
J’ai dû créer un compte.
J’ai dû répondre à un quiz pour accéder à mon historique.
Résultat du test : “Votre fonction n’existe plus dans notre organigramme cosmique. Merci pour votre passage.”

J’ai appelé ma femme. Elle m’a demandé qui j’étais.

Alors j’ai fait ce que toute personne rationnelle ferait :
Je suis allé acheter une glace à la vanille.

Et j’ai décidé de postuler à mon propre poste.
En prétendant ne pas me connaître.

C’est à toi de jouer : imagine ton histoire et ose la publier

Tu as toutes les cartes en main : un point de départ improbable, une structure simple, des idées plus ou moins farfelues (on ne juge pas), et un cerveau prêt à en découdre. C’est le moment de t’y mettre.

Tu peux écrire :

  • Sur un bout de papier à moitié froissé

  • Dans ton application de notes préférée

  • Ou directement dans un fichier Word, Google Docs, ou entre deux mails de boulot (on ne dira rien)

L’important, c’est d’écrire. Sans filtre. Sans chercher à bien faire. Juste pour le plaisir d’inventer une histoire courte, drôle et absurde, comme une mini parenthèse de fiction dans ton quotidien.

Et si tu te demandes “Est-ce que ça vaut la peine ?”, je te réponds : oui. Parce que tu vas rire en écrivant. Parce que tu vas peut-être surprendre ton imagination. Parce que tu vas inventer un monde où les règles ont sauté, et que ça fait un bien fou.

Et si tu veux aller jusqu’au bout : publie ton texte dans les commentaires de cet atelier. Sérieusement. T’as rien à perdre et tout à gagner : du retour, de la fierté, de la reconnaissance (et peut-être même un fou rire chez un lecteur inconnu). Tu es libre d’écrire, de partager, de faire exister ton histoire, même si ton personnage, lui, a disparu.

Bonus : envie de continuer à écrire ?

Tu as encore un peu de jus ? Parfait. Voici quelques idées pour aller plus loin, si tu veux pousser l’expérience ou inventer un autre délire narratif.

Prolongements possibles :

  • Imagine que le monde entier a oublié tout le monde : chaque personne doit se réinventer un rôle chaque matin.

  • Raconte cette même histoire du point de vue de l’entreprise : que disent les collègues ? Et le DRH ?

  • Crée une mini-série en trois épisodes : l’effacement, l’enquête, la révélation.

  • Termine ton histoire par une lettre de ton personnage au service RH, ou à lui-même.

  • Ou… écris la scène de l’entretien avec la sécurité, quand tu essaies de prouver que tu existes.

Tu vois ? Il y a mille façons de rebondir à partir de ce point de départ. Tu peux créer un monde à toi, rire un bon coup, et peut-être te dire, à la fin :

“OK. Je ne pensais pas pouvoir imaginer tout ça. Et pourtant…”

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J’ai longtemps jonglé entre balises HTML et récits de fiction, entre lignes de code et lignes de texte. Résultat ? Aujourd’hui, je mets ma plume au service des autres — que ce soit pour rédiger un article optimisé, vous aider à écrire une lettre qui vous ressemble, ou simplement vous débloquer face à la page blanche.

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Cela dit… les lignes de code PHP, Javascript ou CSS, c’est derrière moi. Aujourd’hui, je n’ai plus un seul cheveu à m’arracher, alors j’évite. Mais je peux encore dépanner un ami, ou filer un coup de main pour un petit site simple, quand le besoin est là… et que le café est excellent.

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