Un exercice d’écriture créative pour adulte qui change du journal intime
Tu as déjà tenu un journal intime ? Celui avec un petit cadenas symbolique qu’on ouvrait en deux secondes avec une épingle à cheveux ? Pas de jugement. On est nombreux à avoir commencé comme ça. Sauf que depuis, tu as grandi, ton écriture aussi — et ton besoin de vider ta tête autrement que par « Cher journal, aujourd’hui j’ai mangé des raviolis ».
C’est là qu’entre en scène cet exercice d’écriture créative pour adulte. Oui, pour adulte. Pas parce qu’il est réservé aux plus de 18 ans (ton mug est tout public), mais parce qu’il invite à se regarder avec un brin de recul, un soupçon de poésie et une bonne dose de second degré.
Et puisque ton psy coûte un rein, que ton chat ne répond jamais quand tu lui parles, et que tu n’as pas envie d’écrire « sérieusement », ce petit moment d’écriture intuitive et ludique pourrait bien devenir ton nouveau rituel préféré.
Dans ces prochains mots, tu vas découvrir comment ton mug préféré peut devenir le narrateur le plus tendre (ou le plus cash) de ta journée. Tu vas rire, peut-être réfléchir, sûrement écrire — et qui sait, tu reviendras peut-être ici pour tester d’autres aventures d’encre et de céramique.
Pourquoi ton mug en sait (beaucoup) plus que tu ne crois
Ne le sous-estime pas. Ton mug est un confident discret, un témoin silencieux. Il était là ce matin quand tu as grogné en découvrant la météo. Il était là hier soir, quand tu as juré (encore) que demain, promis-juré, tu te coucherais avant minuit. Il était là ce week-end, quand tu as vidé ton placard en quête d’inspiration ou de chocolat.
Ton mug, c’est le gardien de ta routine, le complice de tes micro-moments, l’ami fidèle de tes matins en pente douce. Il sait si tu bois ton café bien chaud ou froid et oublié. Il t’a vu scroller sans fin, écrire trois lignes puis t’arrêter pour “juste vérifier une info” sur Internet (on t’a grillé). Il a été là pendant tes élans de productivité comme pendant tes instants d’errance existentielle entre deux gorgées.
Alors, pourquoi ne pas lui laisser la plume ? C’est original, oui, mais surtout libérateur. En lui prêtant ta voix, tu t’offres une distance, un regard neuf. Et souvent, ce décalage ouvre les vannes de l’imagination sans même que tu t’en rendes compte.
Et puis soyons honnête : qui mieux que ton mug peut raconter ta vie sans filtre, sans jugement, et avec une touche d’absurde ?
Écriture intuitive et ludique : l’art de prendre un objet au sérieux sans se prendre au sérieux
Tu ne t’es jamais demandé ce que ça ferait de prendre ton mug au sérieux ? De lui donner une voix, une vraie, qui observe ton quotidien comme un documentaire animalier ? Eh bien c’est exactement ce qu’on va faire. Et ne t’inquiète pas, c’est ludique, pas loufoque (ou juste ce qu’il faut).
L’idée ici, ce n’est pas d’écrire un chef-d’œuvre à envoyer au Goncourt. C’est de te reconnecter à toi, sans te juger, en utilisant ton mug comme excuse. Tu vas pratiquer une écriture intuitive, c’est-à-dire sans plan, sans censure, sans objectif de performance. Une écriture qui part d’un sourire, d’un détail, d’une envie soudaine de voir les choses autrement. Et cette approche ludique est idéale pour lever les blocages. Parce que bon, soyons francs : “Raconte ta journée” peut vite devenir barbant. Mais “Raconte ta journée… en étant ton mug”, là, ça change tout. L’absurde autorise l’émotion. Le jeu ouvre la porte à la sincérité. Et soudain, tu te surprends à écrire vraiment.
Et puis entre nous : on n’a pas besoin d’aller chercher bien loin pour faire de l’introspectif rigolo. Ta cafetière a peut-être des choses à dire. Ton pyjama aussi. Mais restons concentré sur notre star du jour : ton mug.
Exercice d’écriture : une journée dans la vie de ton mug préféré

Ce mug a des choses à dire. Et il les dira… avec panache et quelques miettes de biscuit.
C’est le moment de prendre un stylo, un clavier, un coin de carnet ou même le dos d’une enveloppe. Une grande, hein… Peu importe le support, du moment que tu es prêt·e à laisse ton mug raconter ta journée. Et pas question de chipoter : il a tout vu, il a le droit de s’exprimer.
Étape 1 : Donne-lui une personnalité
Ton mug est-il râleur ? Philosophique ? Sarcastique ? Poète à ses heures perdues ? Commence par lui donner un ton, une façon de s’exprimer. Imagine-le un peu comme un personnage de film qui t’observe du coin de la table depuis des mois. Il te connaît bien, il t’aime (probablement), mais il a deux ou trois trucs à dire.
Exemple :
“Ce matin encore, elle m’a oubliée au micro-ondes. Je sonne trois fois, personne. La diva du télétravail est trop occupée à faire semblant de répondre à ses mails…”
Étape 2 : Choisis une journée type (ou pas)
Tu peux raconter ta journée d’hier, celle d’aujourd’hui ou même une journée fictive. L’important, c’est de dérouler le fil des événements vus depuis ton mug. Du réveil au coucher, du café du matin aux miettes du goûter. Il peut observer, commenter, râler, s’émouvoir… c’est son journal à lui, après tout.
“Elle me serre contre elle comme si j’étais un doudou. J’entends les touches du clavier, la playlist jazzy, et ce soupir. Celui qu’elle pousse quand elle doute. Spoiler : elle doute souvent.”
Étape 3 : Laisse ton mug se lâcher
Plus tu le laisses parler librement, plus tu t’autorises à écrire sans frein. Ton mug peut faire des digressions, avoir des souvenirs, s’imaginer une vie parallèle au fond du placard. Tu peux même l’embarquer dans un style à la Amélie Poulain, façon journal de bord, ou nouvelle absurde à la Cristof Grégoire (oui, c’est moi) du petit déjeuner.
“Midi. Elle me remplit de tisane. Moi qui ai connu l’arôme puissant des expressos serrés, me voilà transformé en piscine tiède pour plantes infusées. J’ai connu des jours meilleurs.”
Bonus : mets un peu de toi
À travers ton mug, c’est bien toi que tu racontes. Alors glisse-y une émotion, une pensée qui traîne, un moment marquant ou une rêverie. Ton mug peut très bien capter ce que tu ne dis pas, mais que tu vis. Il est là pour ça.
Ce que ton mug pourrait révéler sur toi (et que tu ignores peut-être)
Tu pensais écrire une petite scène marrante ? Tu l’as fait. Bravo. Mais ce que tu n’avais pas vu venir, c’est tout ce que ton mug a balancé sur toi… mine de rien.
Car oui, sous couvert d’humour, ce petit exercice d’écriture créative pour adulte peut devenir un miroir. Pas le miroir grossissant qui te montre tes pores, et tes cernes sous les yeux, non. Plutôt le miroir attendri qui te dit : “Tu vois, tu fonctionnes comme ça, et c’est plutôt touchant.”
Par exemple :
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Si ton mug raconte une journée en mode tornade, peut-être que tu cours partout sans vraiment t’en rendre compte.
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Si ton mug attend beaucoup (trop) longtemps que tu t’occupes de lui, est-ce que tu fais pareil avec toi-même ?
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S’il passe sa journée seul et oublié au fond de l’évier… tu vois où je veux en venir.
Ce n’est pas de l’auto-analyse lourdingue. C’est juste une prise de recul créative, douce, parfois tendre, parfois piquante. Tu fais parler ton mug, mais ce sont tes habitudes, tes petits chaos intimes, ton rythme de vie qui apparaissent entre les lignes. Et ça, mine de rien, ça fait du bien. Parce qu’écrire, ce n’est pas seulement raconter. C’est aussi s’observer avec bienveillance — même (surtout) quand on le fait par le biais d’une tasse à pois.
Et puis, entre nous, si ton mug finit par dire : “Je crois qu’elle aurait besoin d’un peu de repos”, c’est qu’il est temps de t’écouter.
Et après ? Relire, rire, réfléchir… ou recommencer demain avec ta bouilloire
Alors voilà. Ton mug a parlé. Il s’est lâché, il a raconté ta journée comme jamais tu ne l’aurais fait toi-même. Peut-être que tu as ri. Peut-être que tu as eu un petit pincement. Peut-être même que tu t’es surpris à te dire : “Tiens, c’est vrai ça, je fais ça tous les jours ?”
Maintenant, que faire de ce texte ?
Tu peux le relire à voix haute, pour le plaisir d’entendre ton mug râler comme un vieux bonhomme grincheux (toi aussi, tu en connais ?).
Tu peux le glisser dans un carnet, le relire dans six mois et découvrir à quel point tu as changé (ou pas du tout).
Tu peux aussi t’en servir comme point de départ pour autre chose : un journal plus libre, un personnage de fiction, un dialogue entre ton mug et ta bouilloire (elle aussi a des choses à dire, crois-moi).
Et si vraiment l’exercice t’a plu, tu peux en refaire. Avec ton stylo. Ton fauteuil. Ton frigo. Ta brosse à dents. Ton voisin du dessus. Bref, tout ce qui t’entoure peut devenir déclencheur d’écriture drôle et bienfaisante. Il suffit de prêter l’oreille — et le stylo.
Et si jamais tu bloques, que ton mug fait grève, ou que tu veux aller plus loin mais que tu ne sais pas par où commencer, sache qu’il existe des gens dont c’est le métier. Des personnes qui aident les autres à écrire, à trouver leur voix, à formuler ce qui se bouscule à l’intérieur.
Bon, ok, j’en fais partie. Mais promis, je ne t’écrirai jamais à la place de ton mug.
Bonus : quelques variantes si ton mug ne veut rien raconter aujourd’hui
Il y a des jours comme ça. Ton mug fait la tête. Ou toi, tu n’as pas la tête à lui prêter une voix. Pas de souci. L’écriture intuitive et ludique, ce n’est pas une dictature. C’est un terrain de jeu, pas une obligation.
Alors si ton mug reste muet aujourd’hui, tu peux…
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faire parler ton sac de courses (oui, celui qui râle de toujours porter les mêmes légumes),
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inventer une lettre envoyée par ton plaid,
- écrire à ta solitude
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écrire le journal intime de ton stylo qui en a marre qu’on le laisse sans capuchon,
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imaginer ce que ton frigo pense de ta tendance à l’ouvrir sans raison toutes les dix minutes.
- … ou écrire si tu traverses une épreuve.
L’essentiel, de t’amuser, de relâcher la pression, de retrouver ce petit plaisir de jouer avec les mots sans objectif à atteindre (et sans prof de français). Et si ça te fait du bien, tant mieux. Si ça t’ouvre une porte sur d’autres envies d’écrire, encore mieux. Et si tu sens que quelque chose se réveille là-dedans — une voix intérieure qui dit “J’aimerais bien aller plus loin, mais j’aimerais qu’on m’aide à poser les mots”, alors tu sais où me trouver. Je suis dans le coin, derrière mon propre mug, prêt à t’accompagner. Tranquillement, à ton rythme.
Et si cette page blanche t’inspire plus que tu ne l’aurais cru — si tu te dis “Tiens, j’aimerais écrire plus souvent”, ou “J’aimerais qu’on m’aide à trouver les bons mots” — alors sache que tu peux me faire signe.
Je suis écrivain public, rédacteur SEO et auteur de nouvelles. J’écris pour les autres comme j’écris pour moi : avec écoute, sur-mesure, et une bonne dose d’humanité. Si un jour tu as besoin d’aide pour écrire une lettre, raconter ton histoire, ou donner vie à ton site web, je suis dans le coin. Derrière mon propre mug, probablement.
Et en attendant, continue d’écrire pour toi. C’est déjà beaucoup.